Note préliminaire sur une nécropole protohistorique inconnue dans la région d’ed Dekhila (Tébourba, Tunisie)

12 | 2021

Note préliminaire sur une nécropole protohistorique inconnue dans la région d’ed Dekhila (Tébourba, Tunisie)

Monia ADILI (*)

Résumé | Entrée-d’index | Plan | Texte | Bibliographie | Notes | Citation | Auteur

Résumé

C’est lors d’une prospection archéologique menée par nous-même au mois de janvier 2021 dans la région d’ed Dekhila, dans les environs immédiats d’Aïn Guerchba, qu’une nécropole protohistorique inédite a été découverte. Elle se trouve dans un emplacement bien distingué et très favorable, connu actuellement par Rakehet Dir el Gaâda ainsi que par el M’laâb (les stades).
La nécropole se compose d’une trentaine de structures funéraires réparties, du point de vue architectural, en cinq catégories de monuments funéraires : un seul hanout creusé dans le roc, des bazinas, des dolmens, des enclos funéraires et une grotte isolée, taillée dans un petit monticule rocheux.
Non loin de cette nécropole, au sommet d’une colline connue sous le nom de Dir el Makmen, se trouve un site archéologique jusqu’à présent inconnu, qui renferme des vestiges archéologiques, dont un simple sarcophage antique taillé à même la roche.

Abstract

During an archaeological survey carried out by us in January 2021 in the region of al-Dakhila, in the immediate vicinity of Aïn Guerchba, an unpublished protohistoric necropolis was discovered. It is in a very distinguished and very favourable location, currently known by Rakehet Dir el Gaâda as well as by el M’laâb (the stadiums).
The necropolis is made up of about thirty funerary structures, in an architectural point of view, we can distingue a five categories of funerary monuments: a single hanout dug in the rock, bazinas, dolmens, burial enclosures and an isolated cave, carved in a small rocky mound.
Not far from this cropolis, at the top of a hill known as Dir el Makmen, we can found another unknown archaeological site, enclosing archaeological remains, including a simple ancient sarcophagus carved out of rock.

الملخص

نبسط في هذا المقال الملاحظات الأولية حول بقايا أثرية بمقبرة تعود إلى فترة فجر التاريخ   والتي اكتشفناها في شهر جانفي 2021، خلال إحدى عمليات المسح الميداني بمنطقة الدخيلة وتحديدا بـأحواز الموقع الأثري عين قرشبة، عند السفح الشمالي لهضبة دير المكمن. وتحتل هذه المقبرة موقعًا مميّزًا يطلق عليه الأهالي تسمية « ركحة دير القعدة « ، وأيضًا « الملاعب ».  وتضمّ المقبرة حوالي ثلاثين معلمًا جنائزيًا موزّعة فوق سهل صخري لخمسة أصناف: نجد حانوت وحيد منقور في كتلة صخرية صغيرة وأيضا عدد من البزائن ذات القطاع المستدير، تحتوي في وسطها على أكمات مرتفعة مكوّنة من الحجارة والتربة، أما الصنف الثالث فهي القبور الجلمودية (الدولـمن) البسيطة المتكوّنة أغلبها من غرف مدفنية مستطيلة الشكل يحيط بها سور دائري. وتمثل الصنف الرابع في الجدران الجنائزية الممتدة على أمتار. أما الصنف الأخير والذي يضل تعريفه محل شك نظرا لوضعه الحالي   فتمثل في مغارة منقورة في الصخر.

غير بعيدا عن ركحة دير القعدة وفي أعلى هضبة تعرف بدير المكمن يوجد موقع أثرى غير معروف في السابق احتوى بدوره على بقايا أثار جنائزية ومن بينها تابوت منقور في الصخر.    

Entrée d’index

Mots-clés : Nécropole – Hanout – Bazinas – Dolmens – Aïn Guerchba.
Keywords: Necropolis – funerary – dolmens – enclosures – Aïn Guerchba.

الكلمات المفاتيح: مقبرة- عين قرشبة – حانوت- البزائن- القبور الجلمودية.

Plan

Introduction
1. Hanout

2.  Bazinas
3. Dolmens
4. Enclos funéraires
5. Grotte isolée
6. Structure funéraire au sommet de la colline de Dir El Makmen
Conclusion

Texte intégral

Introduction

Le but de ce texte n’est pas de présenter une étude détaillée et approfondie des structures archéologiques trouvées, il s’agit plutôt d’exposer des données de prospection et de mettre au jour des sites archéologiques qui sont restés jusqu’ici inconnus malgré qu’ils soient parmi les rares sites protohistoriques les plus proches de Carthage.
Lors d’une prospection de surface effectuée au mois de janvier 2021 dans la région d’ed-Dekhila et à environ 500 m, à l’ouest du site archéologique d’Aïn Guerchba(1), au pied nord du versant escarpé et abrupt de la colline de Dir el Makmen(2), nous avons eu la chance de découvrir une nécropole protohistorique (fig. 1) qui a échappé aux regards des prospecteurs et des chercheurs. Elle se trouve dans un emplacement bien distingué ; un creux topographique à structure calcaire, dont le rocher servait comme matériaux de construction pour les monuments construits et constituait l’endroit exemplaire pour les monuments taillés.
La nécropole se compose d’une trentaine de structures funéraires, réparties sur un plateau rocheux fortement exploité en carrières de pierre calcaire à l’époque romaine et désignées actuellement par les habitants de la région sous le nom de Rakehet Dir el Gaâda ainsi que sous le nom d’el M’laâb (les stades). Le premier toponyme se compose de trois mots.  Les deux premiers sont inspirés de la topographie de l’endroit : le mot « Rakhet » signifie « plateau ou replat », le mot Dir qu’on trouve ses origines dans la langue berbère, est une désignation géographique qui signifie la montagne(3). Cependant, d’après certains géographes arabes, le terme Dir désigne un grand bâtiment de contrôle(4). Le troisième terme, prononcé actuellement el Gaâda, a fort probablement un intérêt historique. Nous pensons qu’il est inspiré du terme arabe al- Qaaïda qui veut dire « la base ». Le nom donné par les habitants de la région à cette nécropole provient alors du plateau où elle se trouve, de la colline la plus imposante dans les alentours immédiats(5) et du fortin byzantin qui se dresse au sommet de cette colline(6).

Quant à la deuxième dénomination, elle est due, très probablement à la forme circulaire des structures archéologiques.
Le résultat de notre recherche est préliminaire et provisoire car la forêt dense qui couvre l’endroit et les dégâts des fouilles clandestines perturbent notre travail d’inventaire et de recensement. Sur la carte de la répartition des monuments funéraires, nous ne présenterons que les structures dont les vestiges sont encore identifiables et dont les reconstitutions graphiques sont possibles (fig. 2)(7).      

Nous n’avons pas effectué de travaux de sondage ni même de nettoyage, cependant, nous avons pu, à partir des données archéologiques recueillies, identifier, du point de vue architectural et sur le même site, cinq catégories de monuments funéraires.

Fig. 1 : Localisation de la nécropole mégalithique de Rakehet Dir el Gaâda
Extrait de carte archéologique au 1/50000e de Tébourba, n°19).

Fig. 2 : Répartition des monuments funéraires de Rakehet Dir el Gaâda et de Dir el Makmen.
(Données visualisées sur une carte Google earth)

1. Hanout

Un seul hanout est attesté dans la nécropole en question (fig. 3). La chambre, de forme carrée, de 2 m de côté et 1,50 m de hauteur, est creusée dans un rocher constituant l’extrémité nord-est d’un petit massif rocheux. On note la disparation de sa couverture dont il n’en subsiste que des amorces. L’entrée, de forme rectangulaire et quasi obstruée de l’extérieur, ouvre vers l’Est. Elle est encadrée d’une feuillure d’environ 8 cm de largeur, destinée à recevoir la dalle de fermeture. Le fond de la chambre est piqueté.

Fig. 3 : Hanout.
Source. Photo de l’auteure.

2. Bazinas

Nous avons repéré quelques bazinas à plan circulaire (fig. 4), de diamètre variant de 6,20 m à 8,10 m.  Elles sont constituées de pierres sèches, irrégulières, soigneusement déposées en cercles parfois concentriques. Les pierres ont été prises sur place. L’intérieur, légèrement bombé, est composé, dans l’état actuel, de pierraille irrégulière et de terre. Aux alentours de quelques bazinas, le sol est parsemé de pierraille qui, fort probablement, en faisait partie.

Fig. 4 : Bazina.
Source. Photo de l’auteure.

3. Dolmens

Les monuments dolméniques de Rakehet Dir el Gaâda sont les plus nombreux et appartiennent aux mégalithes à structure simple (fig. 5). Ils se présentent, chacun, sous la forme d’une chambre sépulcrale quadrangulaire (fig. 6), entourée d’une enceinte circulaire (fig. 7). Ils sont très rapprochés les uns des autres, voire même accolés. A première constatation est qu’ils ont tous perdu leurs dalles. Quelques dolmens sont bien conservés, d’autres sont fortement endommagés et défigurés par les fouilles clandestines ou par les oliviers qui y poussent à l’intérieur.

La chambre sépulcrale occupe généralement le centre et s’adosse parfois sur la partie ouest de l’enceinte par le côté du fond. Les chambres, fouillées clandestinement par les chercheurs de trésors, représentent un espace quadrangulaire d’une longueur variant de 1,35 m à 2 m et d’une largeur variant également de 1 m à 1,70 m. Les supports sont formés par des dalles de dimensions irrégulières, posées de chant sur un sol dallé (fig. 6).

D’un diamètre allant de 4 à 8 m et d’une hauteur ne dépassant pas 1 m, les enceintes sont formées par une seule assise de pierres en calcaire local, de dimensions irrégulières, déposées successivement par terre, sans liant, en forme de cercle. Certaines enceintes sont formées en partie par des pierres à caractères mentionnés et en partie taillées dans le rocher.

Une couche archéologique de terre friable et de couleur rouge qui vire vers le marron a été récemment dégagée d’un dolmen par des spoliateurs.

Fig. 5 : Dolmen.
Source.
Photo de l’auteure.

Fig. 6 : Dolmen : chambre sépulcrale.
Source.
Photo de l’auteure.

Fig. 7 : Dolmen : un cercle de pierres.
Source.
Photo de l’auteure.

4. Enclos funéraires

Cette nécropole comprend également des structures murales s’étendant sur plusieurs mètres. Elles paraissent, chacune, sous forme de mur à double parement, de 1,5 m d’épaisseur moyenne et d’une hauteur maximale ne dépassant pas dans l’état actuel 0,40 m. Les parements sont en gros blocs irréguliers.

Fig. 8 : Deux enclos funéraires.
Source.
Photo de l’auteure

5. Grotte isolée

Une seule grotte, taillée dans un petit monticule rocheux, est située immédiatement à l’ouest des bazinas et des dolmens. Dans l’état actuel, il nous est impossible d’y accéder car elle est recouverte, voire envahie de broussailles (fig. 9) et son entrée est quasi obstruée par des gros blocs.

Les premières constatations, suite à nos tentatives de pénétration, nous ont permis de déduire que cette grotte, ouvrant vers l’Est, a une profondeur dépassant les quatre mètres et qu’elle est formée fort probablement de deux pièces, plus longue que large dont l’une est perpendiculaire à l’autre.  Elle est précédée d’un couloir à ciel ouvert, taillé sur environ 6 m de longueur dans le roc. Ce couloir représente d’ailleurs le seul indice confirmant qu’on est face à un monument aménagé suite à l’intervention de l’Homme. Il est formé de deux parties et le passage est marqué parfois par des arêtes voire par un gradin. Le plan de la partie inférieure est masqué sous un encombrement de terre mais aussi de blocs irréguliers. La partie supérieure, visible sur environ 2 m, est la plus large. Les parois, non strictement aplomb, dont elles s’inclinent de la verticale vers l’extérieur, sont grossièrement taillées.

Le sol dans les alentours du monument est parsemé de céramique. Certains habitants nous ont assuré qu’à l’intérieur on peut trouver des récipients en céramique dont les uns sont encore intacts.

L’existence de cette grotte non loin de la nécropole, nous amène à penser qu’il s’agit très probablement d’un monument funéraire. Cependant en l’absence de données archéologiques certaines, une autre hypothèse reste toujours plausible ; s’agirait-il d’un habitat protohistorique ? En effet, le monument jouit d’une position géographique favorable à la sédentarisation. Il est taillé dans un petit monticule, en légère pente vers l’Est, fortifié au Nord et à l’Ouest par les pentes relativement raides du plateau. Par ailleurs, il est implanté dans un secteur riche en eau notamment en sources pérennes, dont les plus proches sont Aïn Guerchba à l’Est, Aïn sidi Ali à l’Ouest et Aïn el faouar au Sud-ouest.

Seule une fouille minutieuse permettra de confirmer nos hypothèses.

Fig. 9 :Grotte taillée.
Source.
Photo de l’auteure.

6. Structure funéraire au sommet de la colline de Dir El Makmen

Nous ne pouvons finir cette présentation sans signaler également la découverte d’une autre structure funéraire, située non loin de la nécropole de Rakehet Dir el Gaâda (fig. 1 et 2).

En effet, légèrement vers le Sud-ouest, au sommet de la colline calcaire de Dir el Makmen qui domine de près la nécropole de Rakehet Dir el Gaâda, les ruines d’Aïn Guerchba à droite et celles de khazem(8) à gauche et qui domine également et de loin les plaines de l’oued et Tine, nous avons repéré une structure funéraire, mise au jour par une fouille clandestine. Il s’agit d’un simple sarcophage antique taillé à même la roche (fig. 10).  Il est de forme ovale mesurant 2,93 m (nord-sud) sur 1,18 m (est-ouest). Au niveau de son ouverture se trouve une entaille de 14 cm de largeur, destinée à fixer la dalle de couverture qui n’existe plus de nos jours. Le sarcophage est délimité de part et d’autre, dans le sens de la longueur, par deux structures murales en grand appareil, assez mal préservées car il ne subsiste que quelques blocs de la première assisse. Chaque mur repose, en retrait du trait extérieur de l’entaille de fermeture de 30 cm, sur une assise de 25 cm de hauteur, taillée dans le roc à surface aplatie.

Nous ignorons actuellement les circonstances de l’aplatissement de ce rocher ; a-t-il été fait intentionnellement pour dresser les blocs taillés ou est-il dû aux travaux d’extraction des pierres d’autant que la colline a servi comme carrière de pierre calcaire à l’époque romaine.

Fig. 10 : Sarcophage taillé dans le roc.
Source. Photo de l’auteure.

En contrebas de ce simple sarcophage, à quelques mètres vers le Nord-nord-est, sur la pente de la colline, nous avons repéré un tronçon de mur (fig. 11), légèrement en courbe et d’orientation est-ouest, dégagé récemment par une fouille clandestine. Ce mur, conservé sur 0,60 m d’élévation et environ 6 m de longueur, a été bâti, sans liant de mortier, en blocs soigneusement travaillés mais de petites tailles et de dimensions variables. Quelques éclats de pierre ont été utilisés pour remplir les grands vides entre les joints.

La couleur des blocs brune-jaune virant vers le blanc indique que le matériau utilisé provient d’une autre carrière que celle de la colline rocheuse de Dir el Makmen qui, elle, se caractérise par la couleur bleue.

L’utilisation alors d’une pierre différente en nature de celle existante sur place peut être expliquée, a priori, par l’antériorité chronologique de la construction du mur par rapport à l’exploitation de la carrière de Dir el Makmen.      

La position topographique(9), le contexte funéraire, et, surtout la technique de construction de ce mur nous amènent à le comparer avec deux fameuses structures architecturales funéraires dans le Nord-Ouest tunisien, à savoir la bazina de Chimtou, l’antique Simithus, et la bazina de Dougga, l’antique Thugga. Par ailleurs, les observations faites sur les vestiges au sommet de la colline de Dir el Makmen, nous laissent supposer qu’il s’agit probablement d’un site funéraire préromain réutilisé par les Romains. Une fouille sera nécessaire pour une meilleure lecture de ce contexte funéraire.

L’examen de la céramique de surface(10), collectée sur le périmètre du sarcophage, a donné une période d’occupation plus ou moins large allant de la première moitié du IIe siècle av. J.-C. jusqu’au IIe siècle ap. J.-C. Cette datation provient de la présence de quelques fragments amorphes de la céramique à vernis noir Campanienne A, et de tessons (fonds de coupelles) en vernis noir d’imitation de formes italiennes auxquels s’ajoutent des panses d’amphores qui datent du Haut-Empire. Cette trace matérielle atteste une certaine utilisation de l’espace (funéraire ?) qui remonte aux temps néo-puniques, tandis que le matériel romain atteste une continuation et/ou un abandon sous le Haut-Empire.

Fig. 11 : Mur sur le versant de la colline de Dir el Makmen.
Source. Photo de l’auteure.

Conclusion

Au terme de cette première présentation, ces découvertes, qui ont permis d’ajouter de nouvelles données archéologiques au dossier des monuments funéraires protohistoriques d’Afrique du Nord, ouvrent de nouveaux horizons d’investigations et de recherches dans la région. La variété de ces monuments funéraires et leur conservation traduisent-elles une certaine continuité de présence humaine ?  Y avait-il une relation d’ascendance et de filiation entre les habitants de la ville romaine d’Aïn Guerchba et la population d’origine autochtone qui avait utilisé cette nécropole mégalithique ?

Des études minutieuses seraient nécessaires pour répondre à plusieurs interrogations telles que la datation, la chronologie et les rites funéraires et, surtout pour entrevoir quelques points d’histoire sur la nécropole elle-même et sur la région d’Aïn Guerchba. 

Bibliographie

Atlas et Cartes
Atlas archéologique de la Tunisie (1/50000), 1893, 1ère série, Paris.
Atlas préhistorique de la Tunisie, 1987, 5, Tunis, Ecole Française de Rome.
Carte archéologique au 1/50000e de Tebourba, fe. 19.
Feuille topographique au 1/50000e de Tebourba, fe. 19.

Source
AL-HIMYARI Muḥammad Ibn ʿAbd al-Munʿim, 1984, Kitāb al-Rawḍ al-miʿṭār fī k̲h̲abar al-aḳṭār, Beyrouth,

Ouvrages et articles
CAMPS Gabriel, 1997, « Etude des céramiques d’une nécropole protohistorique d’Algérie », Antiquités africaines, p. 39-48.
CAMPS Gabriel, 1959, « Sur trois types peu connus de Monuments funéraires nord-africains (note de Protohistoire), Bulletin de la Société préhistorique française, p. 101-108.
DEYROLLE, 1904, « Les Haouanet de Tunisie », Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris, p. 395-404.
FERCHIOU Naïdé, 1994, « Le paysage protohistorique et pré-impérial à l’est et au sud de Zaghouan (Tunisie) », Antiquités africaines, p. 7-55.
FERCHIOU Naïdé, janvier-avril 1989, « Les environs d’Henchir Tout, hors des courants civilisationnels romano-africains. La problématique d’un paysage humain », Bulletin des Travaux de l’Institut National d’Archéologie et d’Art, fasc.3, p. 7-29.
FERCHIOU Naïdé, 1987, « Le paysage funéraire pré-romain dans deux régions céréalières de Tunisie antique (Fahs-bou Arada et Tebourba-Mateur) : Les tombeaux monumentaux », Antiquités africaines, p. 13-69.
GHAKI Mansour, 2014, « Le nouveau monument mégalithique de Makthar. Rapport préliminaire », REPPAL, X, 1997, p. 63-72.-Kallala (N.) et all. « La nécropole mégalithique de la région d’Althiburos, dans le massif du Ksour (Gouvernorat du Kef, Tunisie). Fouille de trois monuments », Antiquités africaines, p. 14-60.
MINIAOUI Souad, 2008, « La nécropole mégalithique d’Ellès : le mégalithe 16 », Africa, REPPAL XIV, p. 115-125.
PEYRAS Jean, 1984, Le Tell Nord-Est tunisien, dans l’Antiquité, Essai de monographie régionale, Thèse de doctorat d’Etat, Bordeaux III.
RAKOB Friedrich, 1983, « Architecture royale numide », Actes du Colloque international organisé par le Centre national de la recherche scientifique et l’École française de Rome (Rome 2-4 décembre 1980), EFR, p. 325-348.
RINN Louis, 1886, « Essai d’études linguistiques et ethnologiques sur les origines Berbères » Revue Africaine. Journal des Travaux de la Société Historique Algérienne, p. 275-293.

Notes

(1) AAT, 1/50000e, f. 19 (Tébourba), n° 24.
(2) Voir fig. 2.
(3) Rinn Louis, 1886, p. 281.

(4) Al-Ḥimyarī Muḥammad Ibn ʿAbd al-Munʿim,  1984, p. 250.
(5) Cette colline est connue de nos jours par et-Touila. Dans l’AAT et sur la carte topographique de Tébourba, n°19, elle est signalée sous le nom de Ragoubet et Touila.
(6) Carte archéologique de Tébourba, site n° 25.
(7) Je remercie infiniment notre ami et collègue Riadh Smari, Conservateur du Patrimoine à l’INP pour sa précieuse aide technique (GPS).
(8) Le site archéologique de Khazem est un site antique inédit. Il se situe sur le côté ouest de la route qui mène à Lansarine, à environ 700 m à vol d’oiseau du site de Rakehet Dir el Gaâda, sur un petit monticule rocheux, en légère pente vers le Nord. Il ne renferme, dans l’état actuel, que quelques rares blocs taillés, déposés sans liant en alignement et/ou en courbe et des blocs de taille épars. Des tessons de céramique antique jonchent le sol.
(9)  « L’architecture royale numide n’est pas éparpillée par hasard ; elle se trouve dans des emplacements centraux du territoire royal choisis intentionnellement, qui déterminent et dominent le paysage », sur ce sujet voir Rakob Friedrich, 1983, p. 325-348.

(10) Je remercie la spécialiste en céramique romaine Mme Fatma Haddad pour son aide

Pour citer cet article

Monia ADILI, « Note préliminaire sur une nécropole protohistorique inconnue dans la région d’ed Dekhila (Tébourba, Tunisie) », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’architecture maghrébines [En ligne], n°12, Année 2021. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=8649

Auteur

(*) Chargée de Recherches- Institut National du Patrimoine, Tunis.


alsabilt